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Smile

de Dan Menasche et Nicolat Nebot



De quoi ça parle ?


Un café londonien, un soir de 1910.

Un couple, à une table, se dévore des yeux, sous le regard amusé du barman.

Trois destins qui se croisent, mélange de hasard et rendez-vous.



Et alors ?


"Pour la première fois en France, une pièce de théâtre en noir et blanc" : voilà une accroche pour le moins intrigante.

Ce qui ne l'était pas moins, c'était de retrouver dans la distribution, le nom de valeurs sûres de la scène du musical français : Dan Menasche (également co-auteur de la pièce) et Alexandre Faitrouni (un de mes chouchous depuis de nombreuses années !).

Me voilà donc partie à la découverte de ce spectacle à la fois prometteur et énigmatique.

Smile, c'est une soirée dans la vie de Chaplin avant qu'il ne devienne Chaplin. C'est l'évocation d'une histoire vraie, celle de son amour envers une jolie danseuse rencontrée dans le théâtre où il travaillait, avant de partir pour les Etats-Unis pour y devenir la plus grande star du cinéma.

Cette romance va nous être racontée pendant une parenthèse de 75 minutes, dans une mise en scène effictivement faite de teintes de gris, noirs, blancs, tels un hommage au cinéma muet.

On y retrouvera des pancartes, du music-hall, du pantomime, des rires et un piano.

Le rendu est superbe, un peu comme un retour dans le temps et les codes, une belle prouesse à rendre dans le cadre d'un spectacle vivant.

Le rythme est tout d'abord assez désarçonnant. On rencontre ces personnages, sans trop comprendre où l'on se rend, puis soudain tout prend sens, avec émotions et poésie.

On se laisse cueillir, séduire, le trio de comédiens donnant toute son énergie pour nous surprendre dans un crescendo maîtrisé.


Enfin, la magie de Paris, c'est aussi celle après plus de 15 ans à parcourir ses salles de spectacles, de pouvoir encore en découvrir de "nouvelles".

Cette Nouvelle Eve, cabaret tout en velours et paillettes à quelques pas du Moulin Rouge, était le parfait écrin pour cette pépite.