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Amadeus

  • Elem
  • il y a 7 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours


de Peter Shaffer, mise en scène d'Olivier Solivérès

Théâtre Marigny



De quoi ça parle ?


Le compositeur Salieri, au seuil de la mort, doit confesser son crime : c'est lui qui a mis fin aux jours et à la carrière de son rival, Mozart, il y a 30 ans.


 







Et alors ?


Une des pièces les plus attendues de cette seconde partie de cette saison, et un défi de taille à relever, celui de remettre sur les planches la pièce devenue le film inoubliable de Milos Forman, tout comme l'incarnation de Tom Hulce en Mozart.

Olivier Solivérès saisit l'essence même de ce texte, et de cette narration de Salieri, entre admiration et folie, pour captiver le spectateur avant même le début du spectacle. 

 

Les scènes se succèdent comme des tableaux, ou plutôt, comme les souvenirs d'un vieil homme confessant son passé. Les lumières, les tenues, les couleurs, sont tantôt trop vives, tantôt infiniment tamisées. On passe de la noirceur à la légèreté, dans le visuel mais aussi dans les émotions, pris à témoin par le meurtrier qui rompt le quatrième mur.


La musique, comme un personnage à part entière, retentit aux bons moments, avec des musiciens et des chanteurs lyriques sur scène : de vrais instants suspendus.

 

Quant à la distribution, on appréciera la prestation de Jérôme Kircher en Salieri, ainsi que les parenthèses amusantes amenées par Eric Berger, empereur d'Autriche. Toutefois, mention toute particulière à Thomas Solivérès, qui parvient à incarner plus que brillamment Mozart, aussi bien sur les parties loufoques que quand le compositeur sombre dans la dépression. 


Une proposition qui trouve son équilibre entre vérité historique et émotion théâtrale, pour un résultat aussi harmonieux que réussi.

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