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Les producteurs

Mise en scène d'Alexis Michalik

Théâtre de Paris


De quoi ça parle ?

Après un énième bide, un producteur de musicals et son comptable envisagent une gigantesque arnaque à l'assurance, en projetant de monter le pire spectacle jamais vu à Broadway.



Et alors ?


Peu de spectacles sont aussi attendus que le "nouveau Michalik" dans une saison théâtrale.

Et la curiosité est à son comble quand le spectacle en question est non seulement une comédie, mais en plus, musicale !


Si on s'éloigne dans le registre, on reconnaît le talent de ce metteur en scène dans le choix de son équipe (décors ingénieux de Juliette Azzopardi, costumes somptueux de Marion Rebmann), tout en retrouvant également une thématique qu'on lui connaît bien, la création artistique, avec ce duo de protagonistes cherchant à monter leur désastreuse pièce et entourloupe.



Je dois l'avouer, il s'agissait d'une totale découverte pour moi, n'ayant pas vu le show dans sa version originale, ni même le film de Mel Brooks. Je me suis donc laissée surprendre par l'histoire, les situations, les personnages sans aucun a priori.


J'ai passé un très bon moment : l'adaptation est drôle, kitsch à souhait, truffée de détails et de références à d'autres musicals. Les tableaux sont très bien pensés, avec des chorégraphies inventives, des effets visuels efficaces. Les musiciens live, complètent et élèvent l'ensemble.


L'énorme point fort du show, c'est son casting, avec quelques pointures du musical français (Benoit Cauden, David Eguren, Andy Cocq pour ne citer qu'eux), et pour compléter cette incroyable troupe et prêter ses traits à Max Byalistock, le québecois Serge Postigo, parfait pour ce rôle de menteur mentor.


Près de deux heures qu'on ne voit pas passer, emportées par le chant, la danse, le rire et les paillettes.

Il manque peut-être un peu de cette magie propre aux créations de Michalik en tant qu'auteur... Qu'importe, le metteur en scène a assurément et brillament relevé ce difficile défi.