J'espère que nos enfants iront mieux que nous
de Rudy Milstein
Théâtre de la Pépinière

De quoi ça parle ?
Deux amies viennent d'avoir chacune leur bébé dans la même chambre d'hôpital.
Si Marie est complètement gaga devant ce premier enfant qu'elle a tant désiré, Anne sait déjà, avec ses deux jumeaux, que la maternité n'est pas une sinécure.
Alors qu'elle est seule, Marie apprend que son fils pourrait avoir des difficultés en grandissant. Elle décide alors soudainement d'échanger les deux enfants de berceau...
Et alors ?
Ce pitch tout à fait alléchant révèle, sur scène, une comédie sociale absolument brillante et finement écrite : un équilibre parfait d'humour, de justesse et d'émotions, pour raconter la parentalité sous toutes ses facettes.
Rudy Milstein, moliérisé pour sa première pièce, prouve ici qu'il a encore bien des choses à raconter. Le rythme est saisissant, les répliques tout autant. Le point de départ, s'il repose sur un improbable échange d'enfants, engendrera des rebondissements fouillant le genre humain, le rôle du parent, la place du couple, sans ménagement mais sans caricature.
On rit, on frémit, on réfléchit, on s'identifie.
Bien sûr, un bon texte n'est rien sans une mise en scène à l'avenant, avec ici juste ce qu'il faut d'abstraction et de simplicité.
Il n'est rien non plus sans un casting remarquable : un duo magique, Ariane Mourier et Anne Marivin, pour camper ces deux mères que tout éloigne, mais qui sont néanmoins copines de longue date. Elles sont accompagnées de Nicolas Lumbreras et Erwan Teréné, qui incarnent leurs conjoints respectifs et apportent eux aussi leur pierre à ce bel édifice.
Immanquablement, une des pépites de cette saison.



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