Téléphone-moi
de Jean-Christophe Dollé
Théâtre Saint Georges

De quoi ça parle ?
Trois destins, trois générations. Trois cabines téléphoniques.
Celle de Madeleine, en 1945.
Celle de Louis, en 1981.
Et celle de Leonore, en 1998.
Et alors ?
Voilà une pièce qui ne peut laisser personne insensible.
Par sa forme originale d'abord : un décor statique avec ses trois cabines téléphoniques, chacune ancrée dans son époque, et dont l'esthétique "vintage", pour nos yeux de 2026 habitués des smartphones, fait déjà sourire lorsqu'on entre dans la salle. Elles ne bougent pas, mais elles vivent, deviennent lieu de vie, et rappellent qu'une boîte dont le sol représente un mètre carré, peut être le théâtre de bien des évènements.
Quant au fond : des personnages vibrants, porteurs de blessures sans sombrer dans le pathos. Des bribes d'histoires qui se tissent, comme un puzzle. Des rebondissements, au moment où l'on croit qu'on détient la clé de ces destins liés. Des relations qui se créent, qui se perdent, autour d'un baiser, d'un match de foot ou d'un tour de magie.
Des touches familières (un fait réel évoqué par un des protagonistes, une chanson qui nous transporte dans une année particulière) et l'universalité des thématiques (la parentalité, la construction de soi, le deuil) complètent cette fresque... dont on ne décroche pas.
Prenez un mouchoir, mais surtout, un billet pour cette jolie surprise théâtrale.



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