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La souricière

Mis à jour : 3 oct. 2019

une pièce d'Agatha Christie, mise en scène de Ladislas Chollat

La Pépinière Théâtre


De quoi ça parle ? Le couple Ralston ouvre son Bed and Breakfast dans la campagne anglaise, et reçoit ses premiers hôtes sous une tempête de neige qui ne tarde pas à les bloquer. C'est alors qu'un agent de police rejoint le petit groupe, à ski : un meurtre vient d'être commis à Londres, et tout porte à croire que le coupable est venu se réfugier au Manoir...

Et alors ?

Si la pièce est assez classique, sa genèse, elle, fascine : Agatha Christie en rédige une première ébauche radiophonique en 1947, adaptant ici un fait divers survenu deux ans auparavant.

Le texte deviendra une pièce de théâtre en 1952, date depuis laquelle elle n'a plus quitté l'affiche ! Un record de longévité qui en a fait une attraction du West End.


L'adaptation proposée en cette rentrée à la Pépinière reflète fort bien le côté kitsch et très british auquel on peut s'attendre dans cet univers.

On remarquera un décor détaillé, une lumière soigné, des costumes colorés.


Le rythme est lent, introduisant chaque personnage, plaçant les doutes chez le public sur l'éventuel suspect à confondre : qui est le plus louche ? Christopher, le premier arrivant à l'attitude étrange ? Miss Casewell, jeune femme solitaire à l'allure masculine ? Mrs Boyle, la vieille mégère qui n'a cessé de se plaindre depuis son arrivée ? ou encore l'un des deux époux, qui se dissimule l'un à l'autre avoir été à Londres la veille de l'inauguration de leur Manoir ?



Cependant l'intrigue se perd un peu parmi ces portraits et scènes, malgré une volonté d'alléger l'ensemble avec des tableaux chantés et de douces notes d'humour, jusqu'à l'épilogue dont nous ne dirons mot pour ne pas gâcher la surprise aux futurs spectateurs/enquêteurs.







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