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La course des géants

Mise en scène de Mélody Mourey

Théâtre des Béliers Parisiens


De quoi ça parle ?

Le jeune Jack a son avenir tout tracé, entre une mère alcoolique, un petit job de serveur dans une pizzeria, et quelques frasques nocturnes. Sa route croise un soir celle d'un psychologue scolaire qui entrevoit son potentiel et va lui obtenir une bourse, et qui sait, peut-être la chance de réaliser son rêve : intégrer la Nasa !



Et alors ?



Mon faible pour la fiction historique et la programmation du Théâtre des Béliers, m'avaient permis il y a deux ans d'être emportée par les excellents Crapauds Fous de Mélody Mourey. C'est donc sans hésitation que j'ai couru découvrir sa nouvelle pièce.


La course des Géants, ce sont ces mêmes codes que l'on avait aimé dans la première création de la jeune autrice. Une écriture fine, tendre, drôle, où l'histoire se tisse et s'entremêle avec l'Histoire... Une distribution ultra dynamique qui campe plusieurs personnages et switche avec aisance... Un sens du rythme et de la narration presque cinématographiques...


Jordi Le Bolloc'h est un Jack saisissant, bouleversant, incarnation du rêve américain sur fond de guerre froide et de conquête spatiale. Au travers de ses luttes, de ses doutes, de ses rencontres et de ses succès, on ne peut que s'attacher à ce protagoniste et le suivre de la première à la dernière seconde. On pleure avec lui, on rit avec lui, on vibre avec lui.


Tout, dans ce spectacle, paraît fluide et efficace : des décors aux costumes, de la musique aux effets de lumière et projections, rien n'est laissé au hasard et cette centaine de minutes à courir après les étoiles, passe finalement comme un sprint.


On leur prédit un succès astronomique.